Belgique

Membre du gouvernement Picqué depuis 2004, Brigitte Grouwels (CD&V) s’est fait connaître par quelques propositions étonnantes. Comme celle de promouvoir des claviers flamands pour les ordinateurs. La Dernière Heure a demandé à cette Flamande de Bruxelles comment elle percevait la Wallonie, mais aussi sa ville.

À quand remontent vos premiers souvenirs de la Wallonie ?
“Je suis originaire du Limbourg, lequel a une grande proximité avec Liège. C’est ainsi que j’accompagnais mes grands-parents et ma mère qui allaient régulièrement faire leurs courses, dans la cité ardente. Quant à mon père, il chassait le gros gibier, en Ardennes. Il m’arrivait également de le suivre, mais en tant que traqueuse. Puis un jour, il a décidé de profiter de la nature et des animaux. C’en était fini de la chasse. Reste qu’aujourd’hui, lors que je vois passer un canard, je ne peux m’empêcher de songer à un de mes plats favoris : le canard à l’orange.”

Quelles grandes villes walonnes retiendriez-vous ?
“Il y a deux-trois ans, j’ai emmené mon cabinet à la découverte de la Wallonie. Pour m’y aider, j’avais demandé à l’ancien journaliste Guido Fonteyn, qui connaît parfaitement le Sud du pays, d’être notre guide. Il nous a fait découvrir La Louvière, proche du canal Bruxelles-Charleroi, mais aussi les grandes industries et le travail de l’équipe de Franco Dragone. Nous avons aussi été à Mons, où Elio Di Rupo nous a réservé un charmant accueil, en flamand. L’année suivante, le bourgmestre de Mons m’a invitée au Doudou : une fête formidable.”

Comment décririez-vous les Wallons ?
“Le Wallon aime avant tout profiter de la vie, ne pas s’énerver. Même s’il est parfois un peu lent, il est très agréable à fréquenter. En bref, je dirais que le Wallon est tout le contraire du Flamand qui est stressé et veut que les choses avancent à tout prix.”

Bruxelles est-elle une ville agréable?
“Quand j’ai décidé de m’y installer, je venais de Paris où j’avais passé une année. Bruxelles est beaucoup plus chaleureuse et agréable, tout en étant une ville internationale, je le répète.”

Que retiendriez-vous du caractère bruxellois ?
“J’adore les vrais Bruxellois. Ceux qui parlent ce flamand si spécifique, mais que je ne maîtrise pas parfaitement. Ils utilisent des expressions typiques, parvenant à transformer leurs malheurs ou leur misère en sourire. Ce sont des bons vivants. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je me sens bien à Bruxelles. Je m’y sens tout à fait chez moi.”