Les membres d’Initiative citoyenne, un collectif qui vise à enquêter sur le vaccin contre la grippe A/H1N1 Pandemrix, ont fait le point lundi sur la procédure d’appel qu’ils ont introduite contre l’Etat belge à propos du manque de transparence concernant la campagne de vaccination. Ils se sont réunis alors que des membres du Conseil de l’Europe viennent de demander des enquêtes sur l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant ces vaccins. "Une action qui vient crédibiliser la raison de notre combat" , estiment-ils.

En Belgique, cinq décès survenus à la suite de l’administration du vaccin contre la grippe A/H1N1 ont été recensés, disent-ils. Pour le collectif Initiative citoyenne, ces décès sont clairement liés au vaccin. "Il y a toujours une bonne excuse. Le sujet avait une maladie sous-jacente ou alors le patient était trop jeune ou trop vieux. Toujours est-il que des personnes en bonne santé au départ, sont décédées après s’être fait vacciner", explique Sophie Meulemans, d’Initiative citoyenne. Des effets secondaires ont également été rapportés comme des maux de tête, des problèmes neurologiques ou rénaux.

Selon les autorités, ces effets ne sont pas directement liés au vaccin mais Initiative citoyenne estime pourtant qu’ils sont causés par le Pandemrix. En septembre 2009, le collectif avait envoyé une lettre à la ministre de la Santé Publique, Laurette Onkelinx, mais "aucune réponse satisfaisante n’a été donnée", expliquent les membres, qui ajoutent avoir étayé leur cause avec des documents officiels, des notices et des étiquettes de vaccins qui prouveraient "clairement" la dangerosité du vaccin. Initiative citoyenne reproche également à l’Etat belge d’avoir des liens suspects et peu transparents avec la firme GlaxoSmithKline (GSK), qui produit les vaccins avec adjuvant en Belgique.