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Belgique

Haarscher: "Entre Le Pen et Chichah, c'est dur pour les musulmans"

Caroline Grimberghs

Publié le - Mis à jour le

Guy Haarscher, philosophe et professeur à l'ULB était le médiateur de cette soirée à rebondissements qui accueillait Hervé Hasquin et Caroline Fourest sur le thème: "L'extrême-droite est-elle devenue fréquentable?". Après avoir tenté de ramener la calme dans l'auditoire, il a finalement décidé de mettre un terme au débat. Il revient avec les internautes de lalibre.be ce jeudi midi, sur les raisons et les conséquences de ces tumultes. "Il suffit d'une minorité fanatisée pour saboter un débat. Hélas." explique-t-il.

Le philosophe estime que "Les musulmans ne se reconnaissent pas dans ces trublions au fond assez bêtes. Ils sont pris en otage entre un certain racisme majoritaire et un intégrisme minoritaire. Entre Le Pen et Chichah, c'est dur pour eux". Le philosophe,se refusant à tout raccourci explique: "Nous avons tous nos excités et nos extrémistes" .

Si un point positif peut être tiré des évènements de ce mardi soir, dans l'antre du Libre Examen, c'est celui-ci: "Une censure comme celle de mardi ouvrira les yeux de ceux qui ne voyaient pas encore l'intolérance montante" juge Guy Haarscher.

La personnalité de Caroline Fourest, traitée par certains d'"intellectuelle faussaire", fait également beaucoup réagir les internautes. "Je suis sûr que pas un de censeurs de mardi n'avait lu une ligne de son livre dans lequel elle dénonce l'islamophobie de Marine Le Pen. (...) On a beaucoup perdu en ne la laissant pas parler." explique le philosophe. Qui s'insurge contre toute forme de censure et défend la nécessité de débattre pour éviter la polarisation radicale: "Notre arme est celle de la conviction et de la discussion. (...) Chichah est le "bourreau" de cette libre discussion"..

Relisez l'intégralité de l'échange ci-dessous.

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