Michelle Martin est libre et vient de rejoindre le monastère des Clarisses comme prévu depuis plusieurs semaines. Le geste des sœurs est apprécié par certains, et incompréhensible pour d'autres. Encore hier des centaines de personnes ont protesté à Malonne contre cette décision.

"Je voudrais saluer les clarisses. Elles ont pris une décision difficile et courageuse" a confié Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen (Ecolo), sur le plateau de Mise au point (RTBF) ce dimanche matin.

De son côté Jean-Denis Lejeune a fait part de sa totale incompréhension. "J'ai un gros problème avec la position de l’Église" du fait des dossiers de pédophilie. "L’Église vit avec des pédophiles et protège les gens vivant avec eux. Je ne me sens pas concerné par la notion de pardon. Pourquoi les Clarisses n’accueillent-elles pas plutôt les personnes démunies ?" s'interroge-t-il.

"Elles en accueillent" assure Eric de Beukelaer, doyen de Liège rive gauche, en réponse au père de Julie. L’abbé a réitéré son soutien aux Clarisses et explique que justement "elles sont restées réservées à cause des dossiers de pédophilie". "Après une décision de justice, il faut se demander où une personne comme Michelle Martin peut encore arriver. Quelques soient les faits innommables qui ont été commis, la mort civile n'existe plus", rappelle-t-il.

Pour sa part Georges-Henri Beauthier, avocat de Laetitia Delhez et de Jean-Denis Lejeune, assure que Michelle Martin a manipulé les gens qui devaient la juger. Il se demande même si les Clarisses elles-mêmes ne se font pas avoir par l'ex-femme de Marc Dutroux. "Ce sont 5 femmes très gentilles qui ont été abusées" a-t-il dit.