Malgré les arguments défendus par son avocat devant la Cour de cassation sur la décision du tribunal de l'application des peines (TAP) de Mons de libérer conditionnellement Michelle Martin, Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, ne pense pas que la Cour, qui rendra son arrêt à 16h00, cassera la décision du TAP. "J'ai écrit une lettre à Michelle Martin", a-t-il déclaré à la sortie de l'audience. "Mais je ne souhaite pas en dévoiler le contenu." "Les lois ne sont pas bien faites en Belgique", a rajouté Jean-Denis Lejeune. "La loi telle qu'elle existe aujourd'hui permettrait à Marc Dutroux de rentrer lui aussi un dossier de liberté conditionnelle. J'estime que les victimes doivent être davantage écoutées et respectées".

Le père de Julie a rappelé que Michelle Martin était une récidiviste et qu'elle n'avait encore jamais exprimé sa vérité sur les faits.

Jean-Denis Lejeune a également déploré l'absence de représentants du monde politique. "Il est dommage que les gens compétents pour modifier des lois inadaptées n'aient pas été présents. Mais les rencontres que j'ai eues la semaine passée avec différents ministres et le Premier ministre m'ont rassuré car ceux-ci m'ont promis de travailler à des réformes des textes législatifs actuels. Je resterai attentif à l'évolution de la situation et n'hésiterai pas à dénoncer si cela n'évolue pas dans un bon sens".