La porte-parole de Youth for Climate, Adélaïde Charlier, s'est dite "déçue mais toujours déterminée" après la 16e marche nationale pour le climat qui n'a réuni que 400 personnes à Namur. "C'est bientôt les examens, les cours deviennent de plus en plus importants et il est de plus en plus difficile de s'absenter, surtout au niveau universitaire", a regretté la jeune Namuroise, qui évoluait à domicile pour l'occasion. "Namur, ce n'est pas Bruxelles non plus. Il a donc peut-être été plus difficile pour certains de venir", a-t-elle poursuivi. "Nous sommes quand même toujours présents et nous allons continuer notre mobilisation à long terme avec ceux qui souhaitent le faire. C'est cela qui est important."

Plusieurs rassemblements ont ainsi été confirmés dans les semaines à venir.

"Le 2 mai nous serons à Waterloo, puis à Mons le 9 mai", a précisé A. Charlier.

"La mobilisation se poursuivra ensuite le 17 mai à Bruxelles, où nous aurons l'honneur d'accueillir Raoni Metuktire, qui défend la forêt amazonienne", a-t-elle ajouté. "Nous voulons aussi finir en beauté le 24 mai, juste avant les élections, mais on garde la surprise."

Selon la police, la rassemblement national initié jeudi à Namur par Youth for Climate n'a réuni que 400 personnes. C'est beaucoup moins qu'attendu, puisque les organisateurs espéraient voir près de 5.000 personnes se mobiliser.

Outre Adélaïde Charlier et Anuna De Wever, les figures du mouvement en Belgique, il fallait noter la présence de nombreux néerlandophones.

Durant la marche, de nombreux jeunes ont brandi des panneaux mettant en lumière des photographies de la série "Le monde se noie" de l'artiste sud-africain Gideon Mendel, présent pour l'occasion. Cette action était le fruit de la collaboration entre Youth for Climate, l'Intime Festival et le festival Les Solidarités, deux événements culturels namurois majeurs.

La manifestation s'est par ailleurs terminée par des concerts sur la place Saint-Aubain.