Attentats de Bruxelles : première étape vers le procès

L’arrêt sur la légalité des méthodes particulières de recherche tombera le 10 février.

Attentats de Bruxelles : première étape vers le procès
©SABLON FREDERIC
Belga

L’arrêt sur la légalité des méthodes particulières de recherche tombera le 10 février.

L’arrêt de la chambre des mises en accusation de Bruxelles concernant le contrôle des MPR (méthodes particulières de recherche) sera rendu le 10 février prochain, dans le dossier des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. La chambre des mises a entendu les différentes parties lundi matin. Cette audience technique était pourtant importante pour les nombreuses victimes représentées.

“La période d’attente a causé beaucoup de stress, mais sachant que le procès approche et qu’il va prendre de six à neuf mois, cela signifie encore plus de stress pour les victimes”, ont indiqué Me Aline Fery et Me Sébastien Delheze, avocats de l’association Life4Brussels qui représente 257 victimes. “Elles vont tout voir et tout entendre. Ce sera extrêmement douloureux. Ce sera aussi difficile pour les avocats de s’organiser. C’est pourquoi nous nous sommes unis dans un collectif : au moins un avocat sera présent à chaque audience”, ont-ils expliqué.

“C’est une première étape vers le renvoi du dossier pour un procès qui n’est prévu qu’en 2021. Les victimes auront alors eu cinq ans pour reconstruire leur vie mais au procès, ces blessures seront rouvertes”, a commenté Philippe Vansteenkiste de l’association V-Europe, qui regroupe environ 200 victimes.

La chambre des mises en accusation dira, le 10 février, si les méthodes particulières de recherche (observations, infiltrations, écoutes…) ont été menées en conformité avec la loi.

Selon toute vraisemblance, la chambre des mises en accusation approuvera les MPR utilisées dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Ni les avocats des inculpés ni ceux des parties civiles ne les ont contestées, selon diverses sources.

Une audience fin février

Une fois le contrôle MPR effectué, le dossier sera fixé devant la chambre du conseil pour le règlement de procédure, autrement dit pour examiner si les charges sont suffisantes pour renvoyer les inculpés devant le juge du fond. La date du 22 février a été avancée pour cette audience. Mais elle n’est pas encore confirmée. La chambre des mises en accusation devra ensuite valider ou invalider la décision de la chambre du conseil.

Pour rappel, le parquet fédéral souhaite que huit des treize inculpés soient renvoyés aux assises pour assassinats et tentatives d’assassinat dans un contexte terroriste.