Attentats à Bruxelles: les procédures contre l'État belge et la Stib traitées en octobre

Les neuf procès intentés par dix victimes des attentats du 22 mars 2016 à l'encontre du gouvernement fédéral, de la Stib et de l'assureur Ethias, seront traités le 4 octobre, a décidé lundi le tribunal néerlandophone de première instance de Bruxelles.

placeholder
© Belga
Belga

Quatre plaignants sont membres de la police fédérale, qui a également été citée pour avoir omis de fournir des informations médicales et procédures cruciales. Les victimes sont représentées par Me Nic Reynaert, qui a lui-même survécu à l'attentat dans la station de métro de Maelbeek et a poursuivi à titre personnel le gouvernement fédéral et la Stib. Une audience intermédiaire a été fixée au 27 septembre. Si tout se déroule comme prévu, le procès en tant que tel débutera le 4 octobre.

Selon les plaignants et leur avocat, les victimes des deux attentats de 2016 ont été mal reçues et accompagnées. À leurs yeux, les parties citées n'ont pas réagi de manière adéquate le jour des attaques, elles ont caché des informations médicales cruciales et ont compliqué inutilement les procédures d'indemnisation.

"Le monde médical connait très bien les conséquences neurologiques que peuvent avoir les explosions de bombes", soutient Me Reynaert. "Tant le SPF Défense que le SPF Santé disposent de cette information mais ne l'ont jamais partagée avec les victimes. On leur a seulement dit qu'elles souffraient du SSPT (trouble de stress post-traumatique, NDLR) alors que le problème est beaucoup plus grave."

La question se pose aussi de savoir si de l'amiante a été dégagée lors des explosions à Maelbeek et à Brussels Airport.