Aucune peine de prison supplémentaire pour le djihadiste belge Abdelmalek Boutaliss

Le parquet fédéral a demandé au tribunal correctionnel de Bruges de ne prononcer aucune peine supplémentaire à l'encontre du djihadiste belge Abdelmalek Boutaliss.

Aucune peine de prison supplémentaire pour le djihadiste belge Abdelmalek Boutaliss
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En effet, ce dernier avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour des infractions identiques et à la même période. Dans ces circonstances, le parquet a demandé au tribunal de lui retirer la nationalité belge. Le 11 juin 2014, trois Belges, Olivier Calebout (33 ans), Luc Van Hessche (19 ans) et Abdelmalek Boutaliss (20 ans), se rendaient en Turquie dans le but de rejoindre le groupe terroriste État islamique en Syrie et en Irak. Luc Van Hessche est décédé au front en juin 2015, alors qu'Abdelmalek Boutaliss a été tué dans un attentat-suicide en Irak. Leurs morts n'étant cependant pas officielles, ils font donc toujours l'objet d'un procès.

Aux yeux du parquet, Olivier Calebout est considéré comme le chef de file. Il a notamment recruté d'autres combattants syriens et joué un rôle dans le programme de drones de l'État islamique. Dans ces circonstances, la procureure fédérale Ester Natus avait requis dix ans de prison contre lui et cinq ans de prison contre Luc Van Hessche et Abdelmalek Boutaliss. Enfin, le parquet avait également demandé à ce que la nationalité belge soit retirée à Abdelmalek Boutaliss.

Toutefois, le tribunal a noté que le djihadiste avait déjà été condamné en janvier 2018 à une peine de cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Malines pour son rôle dans les agissements d'un groupe terroriste. Il s'agissait à l'époque de faits remontant d'août 2015 jusqu'en septembre 2016, alors que le tribunal de Bruges le poursuit actuellement pour des faits s'étendant de 2014 à décembre 2019. Selon le procureur, il y a donc bien une unité d'intention. Le tribunal correctionnel de Malines ayant déjà prononcé la peine maximum envers Abelmalek Boutaliss, aucune peine supplémentaire ne sera prononcée.

Cependant, le parquet requiert toujours que la nationalité belge lui soit retirée. Le tribunal avait auparavant demandé une preuve confirmant sa nationalité marocaine, à défaut de quoi, sa nationalité belge ne pourrait lui être enlevé, car cela le rendrait apatride. Bien qu'un document de l'ambassade marocaine n'a pas pu être fourni, la procureure affirme que le dossier contient suffisamment d'éléments pour lui retirer sa nationalité. Le tribunal se prononcera à son tour le 25 octobre.