Il faudra attendre pour savoir comment est mort Josef Chovanec

La reconstitution devrait éclairer les experts, qui concluront dans quelques semaines ou mois.

Il faudra attendre pour savoir comment est mort Josef Chovanec
©AP

Aucune conclusion définitive sur les causes de la mort de Jozef Chovanec ne peut encore être tirée, a insisté le procureur général de Mons, Ignacio de la Serna, à l’issue des deux journées de reconstitution organisées à l’aéroport de Charleroi.

Tous les acteurs avaient été convoqués lundi et mardi à l’aéroport pour répéter les gestes posés le 24 février 2018. Lundi, la reconstitution s’était concentrée sur l’interpellation de Jozef Chovanec, à qui l’accès à l’avion avait été refusé.

Mardi, l’intervention des policiers en cellule après qu’il se fut frappé la tête contre la porte métallique a été répétée.

Les conseillers techniques des parties civiles - la famille Chovanec et la Slovaquie, où l’affaire a provoqué une véritable commotion - ont pu, comme les autres parties, formuler des observations. C’est maintenant aux experts judiciaires de finaliser leur rapport sur les causes de la mort.

Celle-ci pourrait être consécutive à l’intervention policière, à l’injection d’un calmant par le médecin ou aux coups que Jozef Chovanec s’est portés à la tête. Il pourrait y avoir une combinaison des trois facteurs.

La reconstitution avait notamment pour but d’éclairer les trois experts judiciaires, qui, dans un rapport intermédiaire, avaient dit attendre la reconstitution avant d’affiner leur rapport et de formuler des conclusions définitives.

M. de la Serna ne s’avance pas sur une date de remise de ce rapport : cela pourrait être dans quelques semaines ou quelques mois. La juge d’instruction, qui n’a à ce stade inculpé personne, n’est pas tenue par les conclusions du rapport. Ce n’est qu’un avis.

Lorsqu’elle aura clôturé son instruction, ce sera au parquet de requérir des renvois en correctionnelle ou des non-lieux.

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