La première "maison de détention" ouvrira à Courtrai, annonce Vincent Van Quickenborne

Le ministre de la Justice a annoncé qu’elle ouvrira "après le Nouvel An".

La première "maison de détention" ouvrira à Courtrai, annonce Vincent Van Quickenborne
©BELGA

Dans le budget fédéral âprement négocié ces derniers jours par le gouvernement (et approuvé ce jeudi soir), la somme de 92 millions d’euros a été affectée à la création de quinze maisons de détention. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a annoncé, vendredi soir, que la première de ces maisons sera installée à Courtrai.

Elle sera construite sur le site de l'ancien centre de soins résidentiel de Lichtendal. "Ce bâtiment, de dimension réduite, est prêt à être aménagé ; il est facilement accessible et disponible pendant 5 ans. En outre, une collaboration pourra être envisagée avec les établissements d'enseignement voisins dans le cadre des formations de promotion sociale", précise le ministre par communiqué.

Une réunion de quartier sera organisée le 28 octobre pour expliquer le concept aux riverains.

La maison de détention, elle, doit ouvrir ses portes "après le Nouvel An", indique le communiqué, sans évoquer de date précise. "À Courtrai, nous consultons les partenaires locaux tels que la Ville, le CPAS, le voisinage et les établissements d'enseignement pour collaborer de manière intensive. Des projets sont en cours d'élaboration pour permettre aux détenus d'effectuer des travaux d'intérêt général, par exemple, pour la ville", est-il précisé.

Lieux de transition, pas des prisons

Le ministre de la Justice va donc pouvoir développer un projet qui lui tient à cœur. Il l'avait déjà évoqué en prenant ses fonctions, en octobre 2020, sans pouvoir, à l'époque, donner davantage de détails quant aux lieux où seraient aménagées ces maisons de détention.

Comparables aux maisons de transition, elles permettront aux détenus (qui seront encadrés par des coachs spécialisés) de préparer leur réinsertion.

Chacune de ces maisons - qui ne sont pas des prisons, insiste le ministre - devrait accueillir vingt à soixante personnes condamnées à des peines courtes (de moins de trois ans).

Car les courtes peines doivent être exécutées, au risque, selon le libéral, de susciter un sentiment d'impunité chez les délinquants. " À partir du 1er décembre 2021, toutes les peines seront appliquées", rappelle Vincent Van Quickenborne.

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