Des engagements sur le recrutement obtenus au lendemain de la grève dans les prisons

En lien avec le dépôt du préavis de grève de la CSC concernant la surpopulation carcérale et le manque de personnel dans les prisons de Bruxelles et de Wallonie et au lendemain de la grève de 24 heures en rapport, une réunion a été organisée mercredi après-midi entre les 3 syndicats, l'administration pénitentiaire et des représentants du SPF Justice.

Des engagements sur le recrutement obtenus au lendemain de la grève dans les prisons
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À son issue, l'autorité a convenu de lancer un recrutement de 100 agents statutaires pour Bruxelles et s'est engagée à revoir le système de recrutement afin de le rendre plus rapide et efficace, a rapporté Claudine Coupienne, secrétaire permanente Justice à la CSC Services publics. "Lancer ce recrutement est une bonne chose, mais cela ne veut pas dire qu'on les aura pour autant", commente la syndicaliste. "Ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu un engagement pris pour relancer les sélections tant qu'on n'a pas atteint au minimum les 100 agents sur Bruxelles. Il manque environ 25 agents sur Bruxelles pour compléter le cadre (qui dépasse quelque peu les 650), mais une centaine sont en attente de mutation et sont bloqués depuis longtemps à Bruxelles. En fait, il faudrait donc plus de 100 agents à Bruxelles pour pouvoir accorder les mutations".

Claudine Coupienne déplore la lenteur des procédures de recrutement. Selon elle, de nombreux mois s'écoulent entre les épreuves de recrutement pour être statutaires et les demandes d'entrée en fonction, ce qui fait que beaucoup de lauréats trouvent entretemps des emplois dans d'autres secteurs. "Du coup, des Rosetta sont engagés à tour de bras, des jeunes avec seulement quelques jours de formation et dont les contrats 'premier emploi' se terminent à leurs 26 ans", dénonce encore la syndicaliste.

Elle se réjouit aujourd'hui, à l'issue de la réunion, qu'il soit question d'améliorer la rapidité des procédures, ainsi que de revoir la nature de certaines épreuves. "Des tests informatiques recalent des agents contractuels qui sont très bons sur le terrain alors que ces compétences génériques ne sont pas du tout utiles dans leur travail". Pour les contractuels, elle apprécie, étant donné l'urgence de la situation, que soit étudiée la possibilité de mettre en place une procédure simplifiée via une dérogation, afin que ces recrutements soient organisés de manière plus souple directement par le SPF Justice et non par le Selor, le bureau de sélection de l'administration fédérale. "L'investissement est plus durable qu'avec des Rosetta", estime Claudine Coupienne.

Il manque environ 350 agents de surveillance pour compléter le cadre qui est de 6.825 pour l'ensemble des prisons du pays.