Condamnés à 30 et 28 ans, ils avaient tué pour une voiture

Leur victime, un homme de 59 ans porteur de handicap, avait été frappée et abandonnée en pleine campagne.

Condamnés à 30 et 28 ans, ils avaient tué pour une voiture
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Belga

La cour d’assises de Liège a condamné lundi Michel Den Hondt, un Liégeois de 48 ans, à 30 ans de prison. Damien Nagy-Bonnecaze-Laborde, un Aubelois âgé de 31 ans, a écopé de 25 ans d’emprisonnement. Vendredi, tous deux avaient été reconnus coupables de vol avec circonstance aggravante de meurtre commis sur Émile Beauwin. Michel Den Hondt avait aussi été déclaré coupable d’avoir commis l’incendie volontaire de l’appartement de la victime et d’avoir porté un couteau à cran d’arrêt.

Les faits remontent au 4 mai 2018. Émile Beauwin, 59 ans, se fait voler sa voiture et divers objets. L’homme sera roué de coups et frappé à plusieurs reprises avec un objet à bords nets avant d’être abandonné en pleine campagne dans un endroit désert de la commune de Grâce-Hollogne. Il était porteur d’un handicap mental.

Ce lundi, l’avocate générale Christine Pevée a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Michel Den Hondt et une peine de 28 ans d’emprisonnement contre Damien Nagy, évoquant plus particulièrement la gravité des faits commis pour un butin dérisoire et sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de santé mentale connu de tous.

"La victime était une proie facile"

"La victime était une proie facile, un oiseau pour ces deux félins. C'était une personne confiante, un peu naïve, contente de faire de nouvelles connaissances et de s'intégrer dans une vie ordinaire. Il a vécu une souffrance extrême et une agonie qui a duré toute une matinée", a relevé Christine Pevée.

Le ministère public a aussi souligné le fonctionnement en duo des deux accusés, tout en évoquant une situation différente : l’absence d’antécédents judiciaires de Damien Nagy, alors que Michel Den Hondt avait déjà été condamné à deux reprises.

"Michel Den Hondt est celui qui a eu l'idée des faits. Il a tenu un rôle majeur, car il a mis Émile Beauwin en confiance en utilisant son statut d'assistant social. Il a fait preuve d'un cynisme absolu", a déclaré l'avocate générale.

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