Des associations attaquent l'État en justice pour défaut d'accueil de demandeurs d'asile

Un recours a été introduit mardi en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles par une dizaine d'associations et organisations pour dénoncer la saturation du réseau d'accueil et le refus depuis quatre semaines d'enregistrer la majeure partie des demandes d'asile au centre d'arrivée du Petit-Château, d'ailleurs fermé depuis cinq jours, a indiqué mardi le CIRÉ (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers).

Des associations attaquent l'État en justice pour défaut d'accueil de demandeurs d'asile
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Une décision est attendue d'ici la fin de l'année. L'État aura l'occasion de faire valoir sa position devant le tribunal, la requête n'étant pas unilatérale. Les associations envisagent de poursuivre cette procédure sur le fond devant la même instance judiciaire. Seuls les nouveaux demandeurs d'asile présentant un "profil vulnérable" seraient encore accueillis, selon les associations. Pour ceux laissés à la rue sans possibilité de faire enregistrer leur demande d'asile, les parties plaignantes remarquent que ces gens se retrouvent confrontés au manque de places dans l'ensemble du réseau d'accueil, constitué notamment par les centres d'hébergement du Samusocial, de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés et de la Croix-Rouge de Belgique.

Les associations dénoncent une mauvaise gestion dans la politique d'accueil. "Fedasil dit rechercher activement des sites pour ouvrir de nouvelles places d'accueil. Le gouvernement fédéral annonce la création de 5.400 "places tampons". Mais malgré l'urgence de la situation, aucune solution immédiate de mise à l'abri des personnes concernées n'est envisagée", ont déploré les associations dans leur communiqué.

Les signataires comptent notamment l'Ordre des Barreaux francophones et germanophones (OBFG), Médecins Sans Frontières (MSF), Médecins du Monde et La Ligue des Droits humains (LDH).

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