Une centaine de policiers ont bloqué certaines entrées du palais de justice de Bruxelles

Un piquet de grève a été dressé devant trois entrées du palais de justice de Bruxelles, mercredi dès le début de la matinée, par des délégués syndicaux policiers.

Ceux-ci ont bloqué l'accès de l'entrée cellulaire, de l'entrée de service de la police et de "la porte Trabelsi", une entrée ultra sécurisée située sur l'aile droite avant du bâtiment. Le piquet de grève a été levé vers 14h00. Aucun détenu n'a été acheminé au palais de justice de Bruxelles ce mercredi, mis à part l'accusé à la cour d'assises. Plusieurs dossiers ont été reportés, d'autres ont été débattus, certains avocats ayant accepté de représenter leurs clients.

Dès 08h00 mercredi, un piquet de grève a été dressé par des délégués syndicaux policiers devant trois entrées du palais de justice, destinées aux fourgons, de sorte qu'aucun détenu n'a pu être acheminé aux salles d'audience. Les agents de la DAB (sécurisation des bâtiments) de la police fédérale, affectés à la sécurité du palais de justice de Bruxelles, ont également croisé les bras. Ils ont uniquement procédé au "screening" du bâtiment avant son ouverture, avec toutefois une quarantaine de minutes de retard, provoquant à nouveau des files d'attente à l'entrée du palais et ensuite des retards aux audiences.

Les policiers de la DAB du palais de justice de Bruxelles protestent contre la révision de l'organisation des fins de carrière et contre le blocage des négociations sur une revalorisation salariale. Ils se plaignent également de l'insalubrité de leurs locaux, situés au deuxième étage sous le palais de justice, infestés de souris et sujets aux infiltrations d'eau.