Meurtre de Kitty Van Nieuwenhuysen : recours en cassation contre le refus de détention limitée de Galip Kurum rejeté

Mercredi, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi en cassation formé par Galip Kurum, reconnu coupable du meurtre de l'agent Kitty Van Nieuwenhuysen, contre la décision du tribunal de l'application des peines à Bruxelles (TAP) de ne pas lui accorder la détention limitée.

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Photo d'illustration ©BELGA

La policière Kitty Van Nieuwenhuysen, 23 ans, et son collègue de 27 ans Peter Van Stalle recherchaient les conducteurs d'une Volvo abandonnée peu avant 3 heures du matin le 4 décembre 2007 lorsqu'ils ont été pris pour cible par un tireur, Beerselsestraat, à Lot. Van Nieuwenhuysen a été mortellement touchée, son collègue a été grièvement blessé. Les auteurs ont également tiré sur un habitant du quartier, Ismaël Saccoor, et lui ont volé sa Peugeot pour s'enfuir.

Un mois et demi plus tard, le 19 janvier 2008, la police a pu arrêter trois suspects, Hassan Iasir, Noureddine Cheikhni et Galip Kurum. Jugés au printemps 2011 devant la cour d'assises de Bruxelles, ils ont été condamnés à 30 ans de prison. La cour d'assises les a reconnus non seulement coupables du violent homejacking, dans lequel Kitty Van Nieuwenhuysen a été tuée, mais aussi de l'incendie criminel de la Peugeot de la famille Saccoor, qu'ils avaient volée, du vol avec violence d'une Volvo noire, qu'ils ont ensuite abandonnée, et du vol des plaques d'immatriculation apposées sur la Volvo. Le trio a également été reconnu coupable de constitution de bande et Noureddine Cheikhni a encore été reconnu coupable de vol à main armée sur un couple de quinquagénaires à Roux, près de Charleroi.

Il est ressorti de l'enquête et du procès que Kurum était très probablement l'homme qui a tiré les coups de feu mortels. En décembre, Kurum avait demandé une détention limitée, mais cette demande a été rejetée par le TAP. Une demande antérieure de l'homme d'être libéré sur parole avait également été rejetée par le TAP.

Hassan Iasir a été libéré sous conditions en décembre dernier, Noureddine Cheikhni avait quant à lui été placé précédemment sous surveillance électronique.

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