Volet belge des attentats à Paris: la défense de Smaïl Farisi plaide l'irrecevabilité des poursuites

Me Sébastien Courtoy et Me Michel Degrève ont plaidé, vendredi matin, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, l'irrecevabilité des poursuites à l'encontre de Smaïl Farisi.

Volet belge des attentats à Paris: la défense de Smaïl Farisi plaide l'irrecevabilité des poursuites
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Ce dernier figure parmi les 14 prévenus du dossier "Paris bis". Il lui est reproché d'avoir sous-loué son appartement de l'avenue des Casernes à Etterbeek à Ibrahim El Bakraoui, à l'automne 2015. Le logement a ensuite servi de planque à plusieurs terroristes de la cellule responsable des attentats à Paris et à Bruxelles. "Deux suspects clés dans l'affaire des attentats à Paris, Ossama Krayem et Ali El Haddad Asufi, ont déclaré à plusieurs reprises que Smaïl Farisi n'en savait rien. Or, le parquet fédéral a tout fait pour qu'ils ne puissent pas venir témoigner ici. C'est une violation de nos droits de défense", ont plaidé les avocats de M. Farisi, qui demandent dès lors l'irrecevabilité des poursuites.

Sur le fond, ceux-ci ont plaidé l'acquittement de leur client. Selon eux, les frères El Bakraoui n'avaient aucune raison de se confier à Smaïl Farisi sur leurs projets d'attentat, et ils ont tout fait pour cacher qu'ils étaient radicalisés. "Ce n'est arrivé que par accident", a avancé Me Courtoy. "Ibrahim El Bakraoui se cachait à Verviers, dans la maison du frère de Mohammed Bakkali, qui est jugé à Paris pour son rôle dans les attentats. Lorsque ce frère est soudainement revenu du Maroc, M. El Bakraoui a dû chercher une autre cachette. C'est Ali El Haddad Asufi qui est tombé par hasard sur Smaïl Farisi et lui a posé des questions sur son appartement".

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