Suicide d'une mineure après son viol à Gand : l'affaire sera traitée à huis clos

L'affaire des attentats à la pudeur qui se sont déroulés dans le cimetière Westerbegraafplaats à Gand en mai 2021 sera traitée à huis clos, a décidé lundi le tribunal correctionnel de Gand à la demande du ministère public et d'une partie civile.

Suicide d'une mineure après son viol à Gand : l'affaire sera traitée à huis clos
©BELGA

La victime, âgée de 14 ans au moment des faits, s'était suicidée quatre jours après. Les événements s'étaient déroulés le 15 mai dans le cimetière gantois Westerbegraafplaats. La jeune fille avait rendez-vous avec un ami, mais quatre autres jeunes étaient également venus. La victime aurait alors été agressée sexuellement et des images de l'agression auraient été publiées sur les réseaux sociaux. L'adolescente aurait vu ces images et s'est suicidée quatre jours après les faits.

La police avait arrêté cinq suspects, dont trois mineurs et deux adultes. Les deux adultes suspectés avaient initialement été placés sous mandat d'arrêt pour viol, attentat à la pudeur ainsi que prise et diffusion de photos susceptibles de constituer une atteinte à l'intégrité d'une personne mais la chambre du conseil n'a retenu que l'attentat à la pudeur.

Les trois autres agresseurs présumés, mineurs de 14, 15 et 17 ans, ont été renvoyés devant le tribunal de la jeunesse, également pour attentat à la pudeur.

L'enquête n'a pas permis de démontrer qu'un viol collectif avait eu lieu dans le cimetière. Un lien direct entre les faits et le suicide de la victime n'a pas non plus été établi.

Jef Vermassen, l'avocat de la famille de la victime, a demandé lundi après-midi que le procès se déroule à huis clos. Le ministère public a abondé dans la même direction. "J'invite à un procès à huis clos par respect pour les vies privées de la victime et de la famille, ainsi que pour l'assurance d'un débat serein", a affirmé le procureur. L'affaire est actuellement plaidée et les deux prévenus sont présents.