Les agents de Fedasil ne se sont pas coalisés contre le droit à l’accueil, dit le parquet de Bruxelles

Un juge bruxellois soupçonnait une “coalition de fonctionnaire” pour expliquer la persistance de la crise de l'accueil. Il n'en est rien selon le parquet de Bruxelles.

Les agents de Fedasil ne se sont pas coalisés contre le droit à l’accueil, dit le parquet de Bruxelles
©GUILLAUME JC

Face à la persistance de la crise de l’accueil, qui conduit des demandeurs d'asile à la rue faute de place dans les centres, la justice s’interrogeait : et si les travailleurs de l’agence Fedasil recevaient des ordres ? C’était, selon un juge, une expliquation crédible pour expliquer que rien, ou si peu, ne change depuis des mois.

Dans une ordonnance rendue le 7 juin dernier, ce juge soupçonnait une "coalition de fonctionnaire", un délit passible d'une peine de prison. Il revenait toutefois au parquet de Bruxelles de confirmer la chose.

"L'affaire est close"

Après analyse juridique, et après consultation du procureur général de Bruxelles concernant le Secrétaire d'État compétent, cette question a été réglée sans poursuites pénales pour absence d'infraction. "Concrètement, cela signifie qu'il n'y a pas d'infraction et que l'affaire est close", a déclaré Tim De Wolf, procureur du Roi de Bruxelles dans un communiqué envoyé vendredi matin. Il n'est donc pas question d'un système ourdi par le secrétaire d'Etat ni d'une pratique délibérée, selon le procureur du Roi de Bruxelles.