Traite d'êtres humains sur un chantier d'Anvers: encore aucune interpellation, les victimes toujours auditionnées

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a confirmé mardi les faits de traite d'être humains sur un chantier du port d'Anvers découvert par l'auditorat du travail.

Sur le grand chantier de l'entreprise chimique Borealis, dans le port d'Anvers, 55 victimes présumées de traite d'êtres humains ont été découvertes.
Sur le grand chantier de l'entreprise chimique Borealis, dans le port d'Anvers, 55 victimes présumées de traite d'êtres humains ont été découvertes. ©PHOTONEWS

Aucun suspect n'a encore pu être identifié dans l'affaire de traite des êtres humains sur un chantier du port d'Anvers, a indiqué mardi l'auditorat du travail. Les 55 victimes -des Philippins et des Bengalais- sont toujours auditionnées, un travail particulièrement intensif en raison du recours obligatoire à des interprètes. Selon la justice, ce travail pourrait encore prendre plusieurs jours.

"Les services d'inspection sociale et la police sont occupés à plein temps et prennent le temps nécessaire pour rassembler toutes les informations possibles", commente l'auditeur du travail d'Anvers, Bart Wens. "L'objectif est de pouvoir déterminer qui doit être considéré comme leur employeur et qui est responsable de leur recrutement. Nous verrons alors quelles seront les mesures qui devront être posées."

La presse flamande rapportait mardi que l'auditorat du travail anversois mène une enquête sur 55 victimes potentielles de traite des êtres humains actives sur le grand chantier de construction de l'entreprise chimique Borealis, aux abords du port d'Anvers.

Employées par un sous-traitant, les personnes concernées - des hommes d'origine philippine ou bengali - auraient perçu un salaire mensuel d'à peine 650 euros pour travailler six jours sur sept.