Traite d'êtres humains sur un chantier d'Anvers: une nouvelle victime d'exploitation identifiée

La police a découvert, vendredi, une nouvelle victime de traite des êtres humains liée à l'affaire d'exploitation sur le chantier de l'usine Borealis à Anvers, relatent la Gazet van Antwerpen et De Standaard mardi.

Traite d'êtres humains sur un chantier d'Anvers: une nouvelle victime d'exploitation identifiée
©Photo News

Il s'agit d'un homme originaire du Bangladesh qui a été employé aux Pays-Bas. Comme les autres victimes retrouvées sur le chantier de Borealis, l'individu a été recruté par R.B., une agence d'intérim de l'entreprise italienne Irem. Sur procuration, Irem s'est occupée de ses papiers et lui a obtenu un permis de séjour hongrois, qui lui permet de voyager librement dans l'UE.

L'homme a toutefois contacté la police après qu'Irem l'ait informé que son affectation à l'entreprise chimique Sabic aux Pays-Bas avait pris fin et qu'il devait partir pour la Hongrie. Il a depuis reçu le statut de victime de traite des êtres humains.

Selon différents témoignages recueillis par la Gazet van Antwerpen, il apparaît de plus en plus clairement que les victimes sont exploitées par un réseau international lié à l'entreprise de construction italienne Irem. Elles sont recrutées dans leur pays d'origine par des agences de R.B. avant d'être envoyées en Hongrie où, selon des sources judiciaires, il est plus facile d'obtenir un permis de séjour. Ensuite, elles sont employées dans divers pays européens, dont la Belgique et les Pays-Bas.

Dans une réaction, l'entreprise chimique néerlandaise Sabic affirme qu'elle exerce ses activités "conformément aux lois et règlements" et qu'elle traite ses "clients, fournisseurs et employés de manière honnête, équitable et ouverte".