Traite des êtres humains sur un chantier d'Anvers: déjà 174 possibles victimes de traite des êtres humains identifiées

Plus de 100 personnes ont été reconnues comme victimes de la traite des êtres humains dans l'affaire d'exploitation sur le chantier de l'usine Borealis à Anvers.

Traite des êtres humains sur un chantier d'Anvers: déjà 174 possibles victimes de traite des êtres humains identifiées
©BELGA

Cent septante-quatre victimes potentielles ont déjà été identifiées dans le cadre de l'enquête sur la présumée traite des êtres humains sur le chantier de construction de l'entreprise chimique Borealis dans la zone portuaire d'Anvers, a rapporté mercredi l'auditorat du travail d'Anvers. Il s'agit de 17 Bengalis, 52 Philippins et 105 Turcs. L'auditorat du travail indique que certaines de ces personnes ont déjà été interrogées et que celles qui ont pu être identifiées "complètement" ont entre-temps presque toutes reçu provisoirement le statut de victime de la traite des êtres humains. "Ils pourront, après un éventuel délai de réflexion de 45 jours, bénéficier d'une attestation d'immatriculation ("carte orange", NDLR), qui leur permet de rester et de travailler en Belgique", précise l'auditorat.

Selon l'auditeur du travail, l'enquête concernant les responsables se concentre sur d'éventuelles violations de la législation belge sur les salaires et des conditions de sécurité sociale à respecter pour faire venir des travailleurs "détachés" en Belgique. Il n'est pas exclu que d'autres victimes se manifestent.