La majorité des prisons touchées par un mouvement de grève

Un mouvement de grève d'une durée de 24 heures touche les prisons belges.

La majorité des prisons touchées par un mouvement de grève

Une grève des agents pénitentiaires touche les prisons belges depuis mardi soir, pour la troisième semaine d'affilée. La majorité des prisons sont concernées par ce mouvement d'une durée de 24 heures, confirme mercredi matin la porte-parole des institutions pénitentiaires, Katleen Van De Vijver.

Un soutien policier a été mis en place dans différents établissements en raison d'un manque d'effectifs, et le régime carcéral des détenus a été adapté.

La grève s'inscrit dans le cadre d'actions menées par les fonctionnaires fédéraux, précise le secrétaire du Syndicat libre de la Fonction publique (SLFP/VSOA), Eddy De Smedt. Les syndicats de la fonction publique ont en effet déposé un préavis de grève illimité contre la ministre de la Fonction publique, Petra De Sutter (Groen). Ils demandent, notamment, que le barème des fonctionnaires fédéraux soit revu à la hausse et qu'un treizième mois à part entière leur soit versé.

Les gardiens entendent également dénoncer le manque de personnel dans les institutions pénitentiaires et la surpopulation carcérale. "Les problèmes traînent depuis longtemps: les caméras de surveillance ne fonctionnent qu'à un tiers et des objets sont régulièrement jetés par-dessus le mur. Les agressions des détenus ne sont pas traitées de manière adéquate", illustre le secrétaire syndical.

Le 9 novembre, une première journée de grève avait été organisée, également au sein des prisons. Mercredi dernier, les gardiens ont à nouveau fait grève.

La prochaine action dans les prisons est prévue le 7 décembre, selon le SLFP/VSOA.