Procès des attentats à Bruxelles: seuls les 12 jurés effectifs seront "briefés" par la DSU, une aberration selon Me Lurquin

La présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Laurence Massart, a annoncé, jeudi, au procès des attentats du 22 mars, que les 12 jurés effectifs seront "briefés" par la Direction centrale des unités spéciales (DSU) de la police fédérale, comme l'ont été déjà les trois juges de la cour.

Lawyers Vincent Lurquin (C) and Juliette Lurquin talk in the courtroom before the start of the trial of alleged jihadists accused of directing or aiding suicide bombings in Brussels' metro and airport on March 22, 2016, at the Justitia building in Brusselson December 5, 2022. - Both the November 13, 2015 Paris attacks and the March 22, 2016 suicide bombings in Brussels were claimed by the Islamic State group, and investigators believe they were carried out by the same Belgium-based cell. Five of the nine defendants to appear in the dock in Belgium have already been convicted in the French trial, including Abdeslam. Hundreds of witnesses and victims will testify in the months to come, some still hopeful that telling the story of Belgium's worst peacetime massacre will offer them a measure of closure. (Photo by Olivier Matthys / POOL / AFP)
Me Vincent Lurquin, l'avocat de l'accusé Hervé Muhirwa Bayingana.

Il s'agit d'informations qui leur seront données sur la marche à suivre en cas de risque élevé de survenance d'un attentat. Mais cette mise au point ne s'adresse qu'aux jurés effectifs, pas aux suppléants, une nouvelle "aberration", selon Me Vincent Lurquin, l'avocat de l'accusé Hervé Muhirwa Bayingana.

Aucune menace d'attentat n'est d'actualité, a rassuré la présidente. Celle-ci a comparé cette séance d'informations à destination des jurés au rappel des mesures de sécurité dans les avions, soit une mesure préventive mais qui ne signifie pas qu'un risque élevé d'accident existe.

Néanmoins, sur décision du Centre de crise, ce "briefing" ne sera donné qu'aux jurés effectifs, pas aux suppléants. Or ceux-ci sont autant exposés aux éventuels risques de ce procès. Ceci implique également qu'un "briefing" sera donc dispensé à chaque juré suppléant qui serait amené à remplacer un juré effectif, ce qui a déjà été une fois le cas depuis le début de cette session d'assises.

Me Vincent Lurquin, conseil de la défense, n'a pas hésité à souligner l'absurdité de cette méthode, une "aberration de plus dans ce procès", a-t-il dit.

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