Pour les criminels les plus lourds (condamnés à 30 ans ou à la perpétuité) la loi prévoit un délai de 15 ans avant d’être admissibles à une libération conditionnelle. 

C’est le cas de Marc Dutroux, qui a écopé, en juin 2004, de la réclusion à perpétuité pour assassinats (Julie Lejeune, Melissa Russo, An Marchal et Eefje Peeters mais aussi son ancien complice Bernard Weinstein), association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements (les victimes précitées ainsi que Sabine Dardenne et Laetitia Delhez, retrouvées vivantes), séquestrations, viols et trafic de drogue.

Le prédateur avait aussi écopé d’une mise à disposition du gouvernement (aujourd’hui du tribunal de l’application des peines) pendant 10 ans. Cette peine complémentaire permet, le cas échéant, d’empêcher sa libération à l’échéance de sa peine principale.

Marc Dutroux réunit les conditions pour demander une libération conditionnelle depuis le 30 avril 2013.

Mais l’hypothèse reste jusqu’ici très théorique et sa libération ne semble pas pour demain. En 2013, le TAP de Bruxelles avait rejeté une première fois sa demande de port de bracelet électronique. En cause : l’absence de perspective de réinsertion sociale.

Audience le 17 octobre

Une nouvelle audience se tiendra le 17 octobre dans le cadre de la procédure de demande de libération de Marc Dutroux, a indiqué, mardi, son avocat, Bruno Dayez, sur Bel RTL. Mais il s’agira seulement de désigner un collège d’experts pour éclairer le TAP sur la dangerosité actuelle du détenu le plus honni du Royaume.

Le bourreau de Julie et Melissa, 62 ans, est incarcéré depuis 23 ans. L’objectif est "d’établir un profil psychiatrique détaillé pour permettre au tribunal de statuer en parfaite connaissance de cause". Le risque de récidive sera notamment abordé par ces experts.