L’association Justice4Mawda, qui accompagne la famille de la petite Mawda, tuée d’un coup de feu lors d’une course-poursuite entre la police et un véhicule transportant des migrants en mai 2018, a demandé la tenue d’une commission parlementaire.

Lors du procès qui s’est déroulé à Mons, en février dernier, le parquet avait reconnu des dysfonctionnements structurels, au-delà de la responsabilité individuelle du policier.

"La chaîne de responsabilités"

Le jugement lui-même reconnaît que les questions soulevées par les parents de Mawda sont légitimes, rappelle le comité. L’association appelle donc à la création d’une commission parlementaire pour permettre aux "parlementaires d’auditionner la chaîne de responsabilités, questionner les différents pouvoirs judiciaires ou politiques. Cette commission parlementaire est essentielle pour que d’autres affaires similaires ne se reproduisent pas", soutient le comité.

Le 12 février, le tribunal correctionnel de Mons avait condamné le chauffeur de la camionnette transportant les migrants à quatre ans de prison ferme pour entrave méchante à la circulation et rébellion armée.

Le policier auteur du coup de feu mortel avait, lui, écopé d’une peine d’un an avec sursis de trois ans et d’une amende de 400 euros. Il a récemment fait appel de cette condamnation, tandis que le parquet en a fait de même contre le passeur présumé.

L’autre volet judiciaire a démarré mercredi

Par ailleurs, l’autre volet judiciaire de l’affaire a repris, ce mercredi, et concerne le dossier relatif aux préventions de trafic d’êtres humains.

Le tribunal correctionnel de Liège a rouvert les débats concernant six présumés trafiquants d’êtres humains. Ils avaient notamment été impliqués dans la course-poursuite lors de laquelle la petite Mawda avait été tuée sur l’autoroute E42.

L’un des prévenus du procès de Liège a déjà été condamné à Mons à une peine de quatre ans d’emprisonnement. Il a été désigné comme le chauffeur de la camionnette dans laquelle la petite Mawda a trouvé la mort.

Le parquet fédéral a requis une peine complémentaire de deux ans de prison.

Le jugement sera prononcé le 31 mars à 14 heures.