Le tribunal correctionnel de Liège a fixé au 24 février prochain la date du prononcé de son jugement dans le dossier de six prévenus impliqués dans des faits de trafic d'êtres humains. Mawda , une petite fille kurde âgée de 2 ans, avait été tuée par la balle d'un policier la nuit du 16 au 17 mai 2018 lors d'une course-poursuite qui avait eu lieu entre la police et le véhicule transportant des migrants qui tentait de rejoindre le Royaume-Uni.

Une partie de cette affaire est jugée par la justice montoise. La justice liégeoise examine pour sa part le volet du dossier relatif aux préventions de trafic d'êtres humains. Le dossier a abouti à Liège car un garagiste de Sclessin avait fourni les véhicules utilisés pour les transports. Le réseau d'immigration clandestine trouverait son origine en France, du côté de Dunkerque, mais les passeurs sont suspectés d'avoir fait monter les migrants dans leurs véhicules sur les autoroutes belges.

Seuls trois prévenus, des Irakiens nés au Kurdistan, ont comparu pour répondre des faits. Le parquet fédéral a requis contre eux des peines de 3 ans, 4 ans et 5 ans de prison, assorties de peines d'amendes de 1.000 euros à multiplier par le nombre de victimes. Le parquet a requis contre les trois autres prévenus des peines de 18 mois et 2 ans de prison avec amendes.

Une dernière audience a été consacrée aux plaidoiries de la défense. Les avocats ont contesté l'activité de passeur des prévenus et ont plaidé leur acquittement.

Le jugement sera prononcé le 24 février.