Il s'agira d'établir un calendrier. Les débats auront lieu probablement en octobre. Trois personnes sont inculpées dans le cadre de cette affaire: le policier, auteur présumé du coup de feu mortel, le conducteur du véhicule et le convoyeur, considéré comme étant le passeur.

En juillet, un premier débat avait eu lieu devant la chambre du conseil de Mons, relatif à l'intention d'homicide. Les parties civiles avaient demandé à la chambre du conseil de retenir le meurtre mais celle-ci a décidé de renvoyer le policier devant un tribunal correctionnel pour le chef d'homicide involontaire. Le passeur et le chauffeur de la camionnette ont été, quant à eux, inculpés d'entrave méchante à la circulation avec circonstance de mort.

Jeudi, la sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons, ouvrira le procès des trois hommes. L'un des avocats de la défense a confirmé lundi à l'agence Belga que le procès sera reporté, probablement en octobre. Jeudi, les parties décideront d'un calendrier.

Le 17 mai 2018, la petite fille kurde est décédée lors d'une course-poursuite sur l'autoroute E42 entre la police et un véhicule transportant des migrants qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni.

Très vite, un comité de soutien s'est constitué pour dénoncer ce qu'il qualifie de "meurtre d'Etat". "Nous refusons que la qualification d'homicide involontaire serve à délivrer un permis de tuer des migrants, nous refusons de considérer que le meurtre d'une enfant de moins de deux ans par la police belge soit réduit à un défaut de prévoyance, nous refusons que le présumé conducteur se retrouve inculpé comme co-auteur pour blanchir le policier qui a tué Mawda, nous refusons que ce policier soit jugé comme le seul et unique responsable", dénonce le comité.

La formation des policiers dans le cadre de des opérations Medusa, qui visent le trafic d'êtres humains, sera au coeur du débat devant le tribunal correctionnel.