Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Sammy Mahdi a utilisé son pouvoir discrétionnaire en la matière en ce sens, a-t-il confirmé le même jour au micro de La Première. "Cette décision a été prise en décembre", a-t-il expliqué. "Les parents avaient précédemment un permis temporaire à renouveler chaque année."

Dans un cas particulier comme celui-là, utiliser son pouvoir discrétionnaire en faveur d'une régularisation permanente de leur séjour se justifie amplement, estime le secrétaire d'Etat. "Ces parents ont vécu un traumatisme. Leur enfant est enterré ici, je pense qu'il était normal de leur donner un repos, de la paix, (...) pour qu'ils puissent faire leur deuil de manière apaisée", ajoute Sammy Mahdi.

Ce dernier indique qu'il n'est bien sûr "pas tout seul" à prendre une telle décision, et que des services compétents examinent les dossiers.

Le tribunal correctionnel de Mons doit rendre ce vendredi son jugement dans "l'affaire Mawda", en se prononçant sur la culpabilité du policier belge auteur du tir et de deux présumés passeurs irakiens.

Le secrétaire d'Etat CD&V a en revanche maintenu son refus d'une campagne de régularisation collective comme les gouvernements Verhofstadt et Leterme en ont menées. Une ligne de conduite que tout le monde ne partage pas dans la majorité.

"Je ne peux pas m'inscrire dans cet entêtement à refuser de parler de régularisation de sans-papiers en Belgique. Que ça soit humainement, économiquement, sanitairement... Outre les postures politiques, tous les arguments nous amènent à une régularisation", a souligné sur Twitter le député Simon Moutquin (Ecolo-Groen).