Le médecin exécutant, accusé de l'empoisonnement de Tine Nys devant les assises de Flandre orientale, avait été condamné en 2017 pour attentat à la pudeur sur un patient mineur et un autre majeur, a indiqué vendredi l'officier de police qui a mené l'enquête de moralité. Le jury a entendu les détails de ces faits, mais le président a rappelé que le médecin bénéficiait toujours dans le cas présent de la présomption d'innocence. Il a notamment été décrit comme "un homme sensé", un "médecin dédié à son travail". L'enquête de moralité a cependant relevé qu'il "buvait régulièrement".

A la suite de sa condamnation à une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis probatoire par le tribunal de Termonde, le médecin n'a pas été écarté par l'Ordre des médecins. C'est seulement à la fin de l'an dernier qu'une enquête a été ouverte, après le signalement du ministère public, a appris Belga. Michel Deneyer, vice-président du conseil national de l'Ordre des médecins, n'a pas pu confirmer l'enquête, mais a déclaré que la législation autour de l'Ordre était "désespérément dépassée" et qu'il devait y avoir plus de transparence.