"L'ambassadeur de Belgique à Téhéran a été convoqué (...) afin de transmettre la vive protestation de la République islamique d'Iran contre la décision illégale du tribunal d'Anvers concernant notre diplomate Assadollah Assadi", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié sur son site.

M. Assadi, 49 ans, qui nie les faits, était poursuivi pour "tentatives d'assassinat à caractère terroriste" et "participation aux activités d'un groupe terroriste".

Absent à l'énoncé du jugement, il a été condamné le jeudi 4 février à la peine maximum de 20 ans de prison.

Trois complices belges d'origine iranienne ont eux été condamnés à des peines allant de 15 à 18 ans de prison ainsi qu'à la déchéance de leur nationalité belge pour cette tentative, déjouée par la justice antiterroriste belge.

Ce dossier, mêlant espionnage et terrorisme, a suscité des tensions diplomatiques entre Téhéran et plusieurs capitales européennes, dont Paris.

La République islamique avait prévenu en amont du jugement qu'elle ne le reconnaîtrait pas, affirmant que la procédure initiée par la justice belge n'était "pas légitime, en raison de l'immunité diplomatique" de M. Assadi.

"Le gouvernement belge a également été appelé à prendre des mesures pour la libération immédiate d'Assadi" et "au respect des normes des droits de l'homme", a ajouté le ministère iranien dans son communiqué.

Le SPF Affaires étrangères à Bruxelles a déclaré qu'il ne ferait aucun commentaire.