L'avocat, qui a lui-même survécu à l'attaque de la station de métro Maelbeek il y a cinq ans, attaque en justice le Premier ministre, la Chambre et le Sénat, la Stib et l'assureur Ethias pour avoir mal accompagné les victimes des attentats. Selon l'avocat, les différentes parties défenderesses n'ont pas réagi de manière adéquate le jour des attentats, ont dissimulé des informations médicales cruciales et ont inutilement compliqué les procédures d'indemnisation.

Les parties vont maintenant échanger leurs arguments écrits, et les plaidoiries suivront dans quelques mois. Ces conclusions et plaidoiries ne concernent actuellement qu'un certain nombre de mesures provisoires demandées par Nic Reynaert. Il s'agit entre autres des informations qu'il souhaite rendre publiques.

"Dans le monde médical, on en sait déjà beaucoup sur les conséquences neurologiques que peuvent avoir les explosions de bombes", explique l'avocat. "Aussi bien le ministère de la Défense que le SPF Santé publique disposent de ces informations, mais elles n'ont jamais été partagées avec les victimes. On leur a seulement dit qu'elles souffraient du syndrome de stress post traumatique (SSPT), alors que le problème est beaucoup plus grave. Je demande qu'une brochure soit créée dans laquelle les conséquences possibles sont clairement précisées."

Par ailleurs, la question se pose aussi de savoir si de l'amiante a été libéré lors de l'explosion de Maelbeek, selon Me Reynaert. "On a appris en 2014 que la moitié des anciennes rames de métro de la Stib contenaient de l'amiante. Il a fallu attendre 2018 pour procéder à l'enlèvement de l'amiante. La rame de métro qui a explosé était un de ces anciens engins. Y avait-il de l'amiante dedans? A-t-il été libéré? Les victimes et les secouristes qui ont travaillé toute la journée à Maelbeek y ont-ils été exposés? Ce sont toutes ces questions auxquelles je veux une réponse."