L'audience prévue le 30 avril devant la chambre du conseil concernant le règlement de procédure, autrement dit l'examen des charges qui pèsent sur les inculpés, dans le dossier des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, est reporté à une date ultérieure non déterminée pour le moment, a indiqué vendredi en fin de journée le parquet fédéral. Etant donné le nombre de personnes qui devraient participer à l'audience et le nombre de policiers nécessaires pour assurer la sécurité, le porte-parole du parquet fédéral explique qu'il n'était pas possible de mettre en place les conditions pour faire respecter les mesures de distanciation sociale requises pour limiter la propagation du Covid-19.

La chambre du conseil devait décider de la suite à donner au dossier, à savoir qui doit être renvoyé devant la cour d'assises, qui doit être renvoyé devant un tribunal correctionnel et qui peut bénéficier d'un non-lieu. In fine, la chambre des mises en accusation confirmera ou non la décision de la chambre du conseil.

L'instruction devait ainsi être tout à fait clôturée fin juin. Un procès aux assises est envisagé au plus tôt en septembre 2021, dans les anciens bâtiments de l'Otan à Evere.

Au total, treize hommes sont inculpés. Le parquet fédéral souhaite que huit d'entre eux soient renvoyés aux assises pour assassinats et tentatives d'assassinat dans un contexte terroriste, ainsi que pour appartenance à un groupe terroriste. Il s'agit de Salah Abdeslam, d'Oussama Atar (qui serait mort en Syrie en novembre 2017), de Mohamed Abrini, de Sofien Ayari, d'Osama Krayem, d'Ali El Haddad Asufi, de Bilal El Makhoukhi et d'Hervé Bayingana Muhirwa.

Concernant les frères Smail et Ibrahim Farisi, le parquet souhaite leur renvoi devant un tribunal correctionnel.

Quant à Brahim Tabich et Youssef El Ajmi, ainsi qu'un homme qui a déjà été complètement mis hors de cause depuis plusieurs années, le parquet fédéral se dit favorable à un non-lieu.