La bagarre est survenue le 8 août en fin d'après-midi sur la plage de Blankenberge, près du Weststraattrap. Des dizaines de fauteurs de troubles ont été impliqués dans l'incident. Des images montrent également des affrontements avec la police. Un policier a notamment été attaqué avec un parasol.

La police locale de Blankenberge/Zuienkerke a dû faire appel à plusieurs autres zones de police pour calmer les esprits. Dix-sept personnes ont été arrêtées administrativement. Trois jeunes ont ensuite été placés sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction pour rébellion avec arme et coups et blessures entraînant une incapacité de travail.

Les enquêteurs ont tenté de distinguer d'autres suspects à l'aide des images de caméras de vidéosurveillance. Sur la base de celles-ci, un jeune homme de 18 ans originaire de Laeken a été identifié par la police locale de Bruxelles. Le suspect a été arrêté et placé en détention près d'une semaine après les événements par le juge d'instruction.

Un jeune homme de 18 ans originaire de Saint-Gilles a été libéré, le 27 août, par la chambre des mises en accusation de Gand. Cette dernière avait en revanche confirmé la détention d'un jeune homme de 18 ans originaire de Jette. La défense a introduit avec succès un pourvoi en Cassation contre cette décision. La Cour de Cassation a jugé que l'arrêt violait la présomption d'innocence. Par conséquent, la chambre des mises en accusation devra réexaminer le cas du jeune Jettois.

Entre-temps, la chambre du conseil de Bruges a décidé mardi dernier de libérer sous conditions un jeune homme de 20 ans originaire de Bruxelles. Le parquet a néanmoins fait appel, ce qui signifie que la chambre des mises en accusation devra se prononcer sur ce cas également. Enfin, mardi matin, la détention d'un jeune homme de 18 ans originaire de Laeken a été prolongée d'un mois. Le suspect soutient qu'il était chez lui, à Bruxelles, ce jour-là, mais l'enquête aurait démontré que son téléphone se trouvait à Blankenberge.