La jeune femme de 28 ans avait été condamnée par défaut, fin 2019, à une peine de quatre ans de prison. L'intéressée a regagné la Belgique au début du mois de juillet comme Tatiana Wielandt (27 ans) et Bouchra Abouallal (26 ans), deux autres veuves de l'Etat islamique. Le tribunal correctionnel de Bruxelles avait condamné par défaut Nadia Baghouri en décembre 2019 à quatre ans de prison. Contrairement à Tatiana Wielandt et Bouchra Abouallal, qui avaient été condamnées par la cour d'appel d'Anvers, Nadia Baghouri pouvait encore faire opposition au jugement la condamnant.

Me Abderrahim Lahlali explique que sa cliente accepte maintenant le jugement. "Ceci afin de permettre le retour de la sérénité dans le débat. Madame Baghouri réalise qu'elle a une responsabilité importante et qu'elle a une dette vis-à-vis de la société. En outre, elle ne veut pas compromettre l'intégration de ses quatres enfants."

Une décision doit encore tomber concernant les astreintes qui avaient été exigées par jour de retard dans le rapatriement des enfants de l'intéressée depuis le camp de Al-Hol en Syrie. "Les autorités belges n'ont effectué aucune démarche à l'égard des enfants, ce qui l'a obligée à entreprendre un vol pénible avec ses enfants âgés de 3 à 8 ans", explique Me Lahlali qui représente avec Me Mohamed six enfants qui vivent encore dans des conditions difficiles dans ce camp de réfugiés. "De 25 à 30 enfants au total pour lesquels la Belgique n'a encore entrepris aucune démarche résident encore de ce camp", a-t-il précisé.