Le ministre-président flamand a annoncé ce mercredi qu'il maintenait "qu'il ne se souvenait de rien concernant le drame qui a suscité l'indignation la semaine dernière suite à la divulgation des images de caméras de surveillance." Il avait également déclaré que lui et son cabinet "n'avaient commis aucune erreur." Enfin, le nationaliste flamand avait conclu qu'il n'y avait "aucun moyen de déduire une action policière problématique du rapport."

Ces déclarations sont difficilement conciliables avec les nouvelles informations qui circulent. Ce jeudi, des journalistes de la VRT annoncent qu'ils ont pu consulter une série d'emails de l'époque. La police de l'aéronautique avait ainsi envoyé un courriel pour avertir le cabinet de Jan Jambon, le 26 février 2018, deux jours après les faits. "Je voudrais attirer l'attention sur le fait qu'une partie de l'intervention a été filmée par des amis de l'intéressé avec un smartphone et probablement transmise à la télévision slovaque", peut-on lire dans l'échange dévoilé par nos confrères de la VRT. La police évoque aussi la santé des agents de police qui auraient été "blessés" selon cet email.

Et ce n'est pas tout. Dans un message, le cabinet de Jan Jambon estimait qu'il s'agissait d'une "histoire étrange" et évoquait une entrevue. "Demain nous rencontrerons l'ambassadeur slovaque" expliquait le cabinet dans cet email. Cette réunion a bien eu lieu le 2 mars, mais l'ancien ministre de l'Intérieur a souligné qu'il n'était pas lui-même présent lors de l'entrevue. Le 2 juillet, l'ambassadeur a également rencontré le ministère des Affaires étrangères, et un rapport de cette conversation a été envoyé au chef de cabinet de Jambon deux jours plus tard.

Des informations qui viennent compliquer la défense du nationaliste flamand qui a maintenu qu'il ne savait rien de cette sombre histoire survenue en février 2018.