Le ministère public n'a pas encore pris position et ne le fera que lors de l'examen de l'affaire le 2 octobre. Durant le procès, Walter Van Steenbrugge avait accusé René Stockman d'être intervenu auprès du ministère public pour que l'affaire soit traitée par la cour d'assises. Dans son plaidoyer, il avait également fait référence à une "intervention non autorisée", mais le procureur avait qualifié ces allégations de "complètement folles". Me Van Steenbrugge avait aussi adressé une lettre au Parlement pour demander une enquête sur les pressions exercées par l'ordre religieux dans le cadre de cette affaire d'euthanasie.

Selon Van Steenbrugge, défendu par l'avocat pénal néerlandais Nico Meijering, l'affaire porte atteinte à sa réputation et constitue une attaque contre les droits de la défense. L'avocat néerlandais voulait déjà développer l'affaire lundi matin devant le tribunal correctionnel de Gand, mais le président du tribunal ne l'a pas encore autorisé. "Nous n'allons pas examiner le fond de l'affaire aujourd'hui", a déclaré le juge Anthony Van Mol. L'affaire sera examinée par trois juges le 2 octobre.

Le ministère public ne prendra position sur la citation directe que lors de cette audience. Cela a suscité le mécontentement de la défense. "Pourquoi attendre jusqu'à l'audience? Vous avez attendu trois mois entiers pour prendre position", a déclaré M. Van Steenbrugge, qui avait fait venir une série d'avocats de son bureau à l'audience d'ouverture.