La chasse à l'homme se poursuit, ce jeudi 20 mai. Tandis que les forces de l'ordre quadrillent le parc national Hoge Kempen afin de retrouver Jurgen Conings, on apprend que l'homme avait déjà fait l'objet d'une plainte déposée par l'armée.

Selon nos confrères du Tijd, la plainte pour racisme avait été rejetée par le Parquet, qui avait justifié que celle-ci devrait passer par la cour d'assises et ne mènerait nulle part. Si l'homme n'a pas été licencié, il a tout de même été transféré et placé à une fonction logistique.

Des "erreurs ont été commises"

La ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) donnera davantage d'explications à la Chambre, ce jeudi après-midi, notamment sur le passé du fugitif. Elle a d'ores et déjà annoncé que ses services essayaient de comprendre comment Conings avait pu demeurer actif au sein de l'armée malgré les signaux qui étaient envoyés. Comme l'explique De Tijd, au sein de la Défense, on estime que "des erreurs ont été commises".

Le Premier ministre avait également fait part de sa stupéfaction, ce mercredi 19 mai, quant à la présence d'un tel profil au sein de l'armée. "Comment quelqu’un d’actif au sein de la Défense, qui se trouve sur une liste de la Sûreté en tant que personne aux idées extrémistes, et qui a déjà proféré des menaces, a eu accès à des armes et a pu les emporter ?", s'était-il interrogé.


"Un homme musclé au cœur tendre"

Du côté des proches du militaire, on le décrit comme "un homme musclé au coeur tendre". L'homme, divorcé et père de deux enfants, serait dur avec les inconnus, mais serait prêt à tout pour sa famille. Sa compagne a expliqué, ce jeudi matin, sur VTM Nieuws être "désemparée" et ne pas comprendre "ce qui l'a poussé à créer une telle situation".

Les collègues du fugitifs portent un tout autre regard sur Jurgen Conings, le décrivant comme un "fou d'armes qui n'a pas peur de la violence".