Les conseils de l'entreprise ferroviaire, Mes Vansiliette, Kennes et Koning, ont plaidé l'acquittement, concluant que "l'attitude globale d'Infrabel est non fautive". Le gestionnaire du réseau de chemins de fer belge a fait appel du jugement du tribunal de police rendu en décembre 2019 qui l'avait condamnné à une amende pénale de 550.000 euros, après avoir établi que l'entreprise avait une part de responsabilité dans la grave collision de deux trains en 2010 à Buizingen. "Cet agrément, ce n'est pas rien. Il s'agit, pour le SPF Mobilité, donc l'Etat, de dire que les équipements de sécurité du réseau ferroviaire d'Infrabel satisfont aux exigences de sécurité, qu'ils sont valides", a plaidé Me Koning. "Et sa valeur est temporaire. Tout est réévalué tous les cinq ans".

L'avocat a rappelé par ailleurs qu'Infrabel avait déjà équipé ses signaux, sur les voies à Buizingen, des balises TBL1+, pour le freinage d'urgence. Or, la SNCB n'avait pas placé en tête du train L [celui des deux trains qui a dévié de sa trajectoire] une automotrice adaptée à ce système, sachant pourtant que le réseau à Buizingen permettait d'uliser des automotrices équipées de TBL1+.

Le 15 février 2010, deux trains sont entrés en collision à hauteur de Buizingen, dans l'entité de Hal (Brabant flamand), faisant dix-neuf morts et une centaine de blessés.

Le tribunal de police de Bruxelles a condamné, en décembre 2019, Infrabel et la SNCB à des amendes pénales de 550.000 euros pour avoir commis les fautes les plus graves ayant conduit à la catastrophe.