Vendredi soir, se préparait une plainte contre l’Etat belge, avec constitution de partie civile, pour non-assistance à personne en danger et mise en danger de la santé publique.

Une plainte à laquelle ils étaient une bonne cinquantaine de citoyens à adhérer, réunis autour de l’avocat bruxellois Didier De Quevy qui songe même à créer une ASBL pour faciliter le dépôt de la plainte.

“Nous avons prévu d’aller déposer cette plainte mardi matin, au lendemain du week-end pascal et allons passer ce week-end à rameuter du monde et à préparer nos arguments. Il fallait donner un coup de pied dans la fourmilière car il y a trop longtemps que les autorités nous mènent en bateau et accumulent les couacs”, nous confiait le ténor des assises.

"Marre de tous ces couacs"

Le groupe qui s’est fédéré autour de lui est constitué, dit-il, de citoyens “de tous âges, de toutes obédiences, de tous horizons professionnels et politiques”. Ils sont résolus à exprimer leur ras-le-bol à l’égard de la façon dont, à leurs yeux, les autorités politiques belges mènent la lutte contre le Coronavirus.

Une absence criante et prolongée de masques et de matériel de protection pour les médecins, les infirmières, le personnel des maisons de repos, où les pensionnaires meurent par dizaines, des commandes de masques qui s’avèrent inutilisables une fois livrés, des test qui n’arrivent pas ou si peu alors qu’on promet depuis des jours qu’on va en réaliser des milliers par jour, un confinement que les autorités ne parviennent pas à faire respecter, des discours contradictoires à propos d’une situation dont on ne sait plus si elle est encore maîtrisée. On n’en peut plus de ces couacs à répétition. Et pendant ce temps-là, le pays est à l’arrêt, des milliers de personnes perdent leur job ou ne sont plus payées, alors que des pays voisins s’apprêtent à reprendre une large part de leurs activités. Oui, il y a des raisons de demander des comptes à l’Etat, un Etat qui réussit l’exploit de réunir neuf ministres de la Santé. La cacophonie est peut-être explicable mais elle met la population en danger et nous ne sommes pas obligés de rester sans réaction devant le spectacle d’un gouvernement qui nous fait penser à ces poulets qu’on vient de décapiter et qui continuent à courir follement sans leur tête”.

Manifestement, Me De Quevy et ses amis sont bien résolus à agir. On en saura davantage de leur action et de son contenu dans trois jours.