Une information judiciaire est en cours au sujet de plusieurs erreurs médicales concernant un seul patient, commises en janvier dernier, a précisé vendredi à l'agence Belga Me Dimitri de Béco, conseil du patient et de sa famille. 

Jeudi, la DH rapportait qu'un homme avait été erronément annoncé mort à ses proches, alors qu'il venait d'être admis dans un hôpital à Alost. Sa famille et lui ont déposé plainte mais ils ne se sont pas constitués partie civile, a expliqué leur avocat, Me de Béco. C'est une information judiciaire qui a été initiée par le parquet de Bruxelles et celle-ci est toujours en cours. Un médecin, le SMUR et deux hôpitaux font l'objet d'investigations à la suite de plusieurs potentielles erreurs médicales. En janvier dernier, un jeune homme de 24 ans a été déclaré mort à sa famille alors qu'il était toujours vivant mais admis au service des soins intensifs, dans un hôpital d'Alost.

Selon les proches du jeune homme, qui se sont confiés à la DH, celui-ci s'était déjà rendu quelques semaines plus tôt dans un autre hôpital, à Jette, pour divers symptômes qui l'affaiblissaient énormément. Sur place, on lui a diagnostiqué une simple grippe. Plusieurs jours après, se sentant toujours aussi mal, le malade s'est rendu chez un médecin à Bruxelles, qui a confirmé ce constat médical.

Deux jours se sont encore écoulés avant que le jeune homme ne perde subitement connaissance. Ses proches ont appelé les secours mais une fois sur place ces derniers ont refusé d'emmener le malade en ambulance vers l'hôpital. Une décision prise après qu'ils ont contacté le médecin du patient, qui leur a déclaré qu'il souffrait d'une grippe.

Après un second appel au service 112, le jeune homme a finalement été emmené dans un hôpital à Alost. Peu après son admission, un médecin est venu annoncer à la famille le décès du jeune homme. Une demi-heure plus tard, un autre membre du personnel de l'hôpital est venu leur dire que celui-ci se trouvait aux soins intensifs. Il avait été soigné pour un pneumocoque.