Les chiffres n’ont cessé de gonfler au fil des semaines. Depuis le début des mesures de confinement, le 14 mars, un total de quelque 117 000 faits ont été enregistrés dans la Banque de données nationale générale (BNG) pour non-respect des diverses mesures de confinement, a-t-on appris auprès de la police fédérale.

Cela recouvre différentes infractions allant du non-respect des interdictions de rassemblement, des mesures de distanciation ou des heures d’ouverture.

Port du masque

Le port du masque buccal est obligatoire dans les transports en commun. La police a dressé quelque 1 400 procès-verbaux pour non-respect de port du masque. À ce chiffre, établi au 17 juillet, il faut ajouter les procès-verbaux établis par Securail. Ces chiffres ne sont pas complètement à jour. Il peut s’écouler quelques jours avant l’enregistrement dans la BNG.

Les polices ont été les plus actives en début de confinement : au 23 avril, il y avait 57 000 faits enregistrés dans la BNG. La courbe pourrait repartir à la hausse si de nouvelles mesures sont décidées jeudi par le Conseil national de sécurité.

Plusieurs zones de police ont par ailleurs décidé d’augmenter les contrôles. C’est notamment le cas pour Bruxelles-Nord, où trois bourgmestres (Schaerbeek, Evere et Saint-Josse) ont demandé cette semaine à la police de renforcer les contrôles en raison du nombre croissant d’infections.

D’autres communes, comme La Roche-en-Ardenne confrontée à une forte présence de touristes, ont demandé des renforts de la police fédérale.

Cette dernière avait déjà, au cours des derniers mois au plus fort du confinement, fourni des renforts en région bruxelloise. Un tel appui est fréquent et ne pose pas de problème en cette période où les grands rassemblements, comme les festivals, ont été annulés.