L'édition électronique du Parisien fait état vendredi de ce qu'il présente comme des extraits de conversations tenues par Salah Abdeslam, principal acteur encore en vie des attentats terroristes qui ont frappé Paris le 13 novembre 2015, alors qu'il se trouvait en prison à Bruges au printemps 2016.

Ces propos qu'il échange avec ses co-détenus -Mohamed Bakkali, lui aussi soupçonné d'être impliqué dans les attentats de Paris, et Mehdi Nemmouche, auteur de l'attentat au musée juif de Bruxelles- auraient été enregistrés à son insu par la Sûreté de l'Etat. Contactée, cette dernière refuse cependant de commenter l'information. Salah Abdeslam raconterait son parcours le soir des faits et également une scène plutôt rocambolesque, quelques heures après les attaques et alors qu'il n'a pas encore été identifié par les services de police, au cours de laquelle il est interrogé par une équipe de télévision qui cherche à obtenir son sentiment vis-à-vis des barrages mis en place.

"Elle [la journaliste] me dit 'Vous trouvez normal qu'il y ait des barrages comme ça?' J'ai dit: 'Oui c'est normal, vu les circonstances, il faut bien renforcer les barrages hein!' J'étais à l'arrière [de la voiture]", aurait-t-il ainsi relaté à ses co-détenus.