Détenues dans le camp de Roj, où l'épidémie de coronavirus fait rage, elles affirment que leur tente a brûlé. M.E, âgée de 51 ans et sa fille de 30 ans Y.E, ont rejoint les rangs de l'Etat islamique en Syrie en 2014, emmenant chacune avec elles leurs jeunes enfants.

Y.E était parvenue en décembre à faire rapatrier en Belgique son fils aîné de 9 ans, une première pour le pays. Elle demande désormais le rapatriement de ses deux autres enfants nés en 2016 et 2017 d'une union avec un djihadiste suisse.

ME, la mère de Y.E, a également demandé le rapatriement de sa plus jeune fille. Âgée de 9 ans, cette dernière est née en Belgique.

La demande des deux femmes est parvenue au gouvernement belge par l'intermédiaire du député Georges Dallemagne (cdH), qui les a rencontrées précédemment dans le camp de Roj. "Ces enfants sont en danger", a estimé M. Dallemagne. "Ce sont de très jeunes enfants et on devrait pouvoir les rapatrier, comme nous l'avons fait dans le passé. J'invite le gouvernement à renforcer notre coopération avec le pouvoir local kurde, que ce soit sur la question de la détention, de l'aide humanitaire et éventuellement des procès à venir".

La ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR) s'est quant à elle refusée à tout commentaire sur "un dossier individuel".