L'implication présumée de Khalid Bouloudo, âgé de 45 ans et originaire de Maaseik, dans l'enlèvement et la séquéstration d'un garçon de 13 ans de Genk, est jugée "surprenante" par l'expert en terrorisme Pieter Van Ostaeyen. "Nous ne savons pas quel était le motif de l'enlèvement ou ce qui se cache derrière, mais l'implication possible de musulmans radicalisés constitue une évolution inquiétante selon moi. (...) Il s'agit de la première résurgence depuis des années dans le milieu extrémiste musulman." Khalid Bouloudo a déjà fait l'objet d'une condamnation à trois ans de prison avec sursis pour avoir recruté des jeunes combattants pour la Syrie.

Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril, des individus masqués et lourdement armés sont entrés au domicile d'une famille à Genk et ont emmené de force le fils de 13 ans. De nombreux contacts ont ensuite eu lieu entre la famille et les ravisseurs qui exigeaient des millions d'euros en rançon pour libérer leur otage. Après le versement d'une partie des sommes exigées, le jeune homme a été libéré lundi après minuit. Il a été déposé à environ un kilomètre de son domicile. La séquestration de l'adolescent aura duré 42 jours.

Une rançon de 5 millions d'euros aurait été demandée à la famille de la jeune victime. Une partie de cette somme a été versée selon diverses sources. Certains avancent que 330.000 euros en liquide et en or ont été remis.

La question qui se pose maintenant est de savoir à quoi l'argent de la rançon devait servir. "Nous ne savons pas ce qui se cache derrière. (...)", pointe Pieter Van Ostaeyen, qui estime qu'il faudra surveiller de près ces personnes à l'avenir.