La chambre des mises en accusation d'Anvers a octroyé mardi une libération sous surveillance électronique à Melikan Kucam.

L'ex-conseiller communal N-VA à Malines, soupçonné d'avoir monté une fraude dans l'attribution de visas humanitaires, est incarcéré depuis huit mois. Il peut désormais purger sa détention préventive sous surveillance électronique, chez ses parents. La justice anversoise a ouvert à l'automne 2018 une enquête sur des irrégularités dans l'octroi de visas humanitaires. Selon le parquet, M. Kucam aurait perçu de fortes sommes pour permettre à des membres de la communauté chrétienne assyrienne résidant dans des pays en guerre comme la Syrie ou l'Irak de percevoir un visa. Il était l'un des particuliers qui, en concertation avec le cabinet de l'ancien secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA), rédigeait des listes de personnes pouvant entrer en ligne de compte pour l'octroi d'un visa humanitaire.

Melikan Kucam avait été arrêté mi-janvier pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et détournement. Il dément ces accusations. La chambre du conseil d'Anvers voulait déjà le placer sous surveillance électronique il y a deux semaines, mais le parquet avait fait appel de cette décision. Cet appel a donc été déclaré non fondé par la chambre des mises en accusation mardi.

Le fils et l'épouse de M. Kucam ont également été provisoirement privés de liberté. Le jeune homme a été relâché sous conditions en mars alors que son épouse l'a été il y a trois semaines. Une des conditions qui a été imposée à M. Kucam est que son épouse ne puisse pas entrer en contact avec son mari. Celui-ci devra donc séjourner chez ses parents.