Le Collège des procureurs généraux, habituellement discret dans les médias, a communiqué, ce mardi, pour rappeler aux citoyens que le faux et l’usage de faux est une pratique qui peut coûter cher, notamment un passage par la case prison. Motif du rappel ? Les faux documents fleurissent en cette période de crise, en particulier pour les voyageurs qui doivent être munis d’un test négatif au retour d’une zone rouge, d’un Passenger Locator Form dûment rempli 48 heures avant le voyage ou encore d’une preuve de vaccination pour quitter le territoire ou pour arriver en Belgique.

Pour limiter le phénomène, des directives ont été précisées et ajoutées dans la circulaire du Collège des procureurs généraux qui balise la politique criminelle en matière d'infractions Covid. “La règle est simple : si quelqu’un est arrêté avec un faux, c’est la citation directe au tribunal. Il ne s’agit pas d’un petit délit, mais d’une pratique frauduleuse réalisée de façon délibérée et qui permet au virus de circuler, c’est très grave. La tentation est, certes, grande, mais les risques ne sont pas minimes. Le Codé pénal prévoit une peine criminelle pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison pour ces faits”, explique Ignacio de La Serna, du Collège des Procureurs Généraux.


Les parquets pourront cependant proposer, dans des circonstances tout à fait particulières, une transaction de 750 euros. Toute personne prise la main dans le sac sera, dans tous les cas, privée de voyage. “La police sera extrêmement vigilante dans les aéroports et procédera aux vérifications nécessaires pour lutter contre le phénomène”.


Ce mardi, le parquet de Hal-Vilvorde a annoncé que 58 personnes ont été interpellées à Brussels Airport parce qu’elles voulaient voyager à l’étranger avec un faux certificat de test Covid négatif.