Dans le cadre de l'affaire des fonds libyens, le ministère des Affaires étrangères a été perquisitionné le 26 février et le ministre Philippe Goffin (MR) a été auditionné comme témoin, confirme celui-ci dans Le Soir vendredi.

Le juge d'instruction bruxellois Michel Claise s'est rendu mercredi 26 février au ministère des Affaires étrangères pour y perquisitionner le cabinet et l'administration, en présence du ministre actuel Philippe Goffin (MR).

"J'ai répondu à une invitation du juge Claise. J'ai été entendu en son cabinet comme simple témoin, en tant que ministre, pendant environ 50 minutes. Dans la foulée ils (le juge et des officiers de police judiciaire, NDLR) sont venus à l'administration et au cabinet. Il y a eu une perquisition qui s'est déroulée mercredi 26 février dans le cadre du dossier des fonds libyens. Comme je leur ai dit : mon cabinet est grand ouvert. C'est un dossier qui préexistait bien avant moi", souligne Philippe Goffin.

Le libéral est devenu ministre très récemment, le 30 novembre 2019, en remplacement de Didier Reynders, parti à la Commission européenne.

La Trésorerie, au sein du SPF Finances, avait aussi fait l'objet de perquisitions en décembre 2018.

Le juge Claise a été saisi de faits de "blanchiment" présumés en 2015, suite à une plainte déposée par l'avocat Pierre Legros au nom d'une ex-ASBL du prince Laurent. Les investigations judiciaires comme parlementaires ont démontré que, sur quelque 14 milliards de fonds (en cash, obligations, etc.) déposés dans les institutions bancaires belges par l'ex-régime libyen de Mouammar Kadhafi, 2,068 milliards d'euros d'intérêts de ces fonds ont échappé aux mesures de gel ordonnées par l'ONU entre 2012 et 2017.