"La chambre du conseil de Liège a confirmé les indices de culpabilité à l’égard de MM. Fornieri et Meyers et les a remis en liberté sous conditions consistant notamment à ne pas entrer en contact avec différentes personnes, indique Christian de Valkeneer, le procureur général de Liège. Cette décision garantit le bon déroulement de l’instruction. Pour cette raison, le parquet général de Liège a décidé de ne pas interjeter appel de ces décisions. La décision tient compte également de l’âge de M. Meyers."

Quinze millions d’euros

Pour rappel, François Fornieri et Pierre Meyers étaient sous mandat d’arrêt à la suite de soupçons d’abus de biens sociaux et de détournements par personne exerçant une fonction publique.

Après François Fornieri et Pierre Meyers, ce fut au tour de Stéphane Moreau et Pol Heyse d’être arrêtés samedi soir. Ils comparaissent à leur tour devant la chambre du conseil de Liège ce mercredi matin.

Cette enquête a réussi à mettre au jour d’importantes rémunérations touchées par certains des managers de Nethys au moment où François Fornieri y était administrateur et surtout président du comité de rémunération. L’enquête porte sur des rémunérations dont les sommes dépassent les 15 millions d’euros.

Des sommes faramineuses qui auraient échappé aux règles imposées par un décret wallon fixant une limite aux rémunérations des dirigeants de l’intercommunale liégeoise.

En fin de journée, Me Georges-Albert Dal, Me Marc Dal et Me Philippe Culot se sont félicité de la libération de leur client François Fornieri. "Notre client est combatif, comme toujours", indiquait Me Culot.

"Il est heureux d’avoir pu prendre connaissance d’un dossier qui est déjà particulièrement important mais qui, dans aucune des pièces, ni dans aucune déclaration, ne le met en difficulté. Le dossier confirme entièrement ses déclarations réalisées auprès des enquêteurs qui l’ont entendu pendant deux jours d’affilée. Il y a eu quasiment 18 heures d’audition. Par ailleurs, d’un point de vue humain, il est particulièrement affecté par la situation."