Pour cela, une injection budgétaire est prévue pour financer et innover au niveau des infrastructures judiciaires. Un investissement qui ciblera les palais de justice et les prisons, sans oublier les outils logistiques pour permettre à la justice et à la police d’être plus transparente, plus rapide et plus efficace. Un travail plus poussé entre justice et police qui serait favorisé par le digital, qui viendrait faire la jonction entre les deux entités.

Numériser pour plus d’efficacité

La numérisation rêvée par le ministre de la justice sortant, Koen Geens (CD&V), devrait donc se poursuivre. Mais cette fois, avec un peu plus d’attention quant aux demandes des acteurs de terrain, les magistrats d’abord, les policiers ensuite. La digitalisation se fera, en concertation avec ces deux institutions, mais aussi dans l’intérêt de leurs missions respectives.

Mais la numérisation concernera aussi les justiciables avec, notamment, le développement d’outils qui permettront aux citoyens d’accéder, en quelques clics, à leur dossier. Le gouvernement promet également d’évaluer cette accessibilité, tout en valorisant les modes alternatifs de résolution de litiges. Le numérique serait donc un moyen de désengorger les tribunaux pour alléger un peu l’arriéré judiciaire, explique le texte. L’autre moyen pour y arriver, c’est de promouvoir les "modes de résolution alternative des litiges", peut-on lire dans le rapport.

Écocide et féminicide dans le Code pénal ?

Enfin, concernant les réformes entamées sous l’ère Geens, plus question de "lois pot-pourri", mais la volonté de parachever, d’abord, la modernisation de la procédure pénale en donnant, notamment, plus de place au statut de victime.

Des experts seront également entendus pour tenter d’apporter un brin de modernité au Code pénal, vieux de 100 ans. Le terme d’écocide pourrait ainsi être inscrit dans le Code pénal réformé. Une victoire pour les écologistes, qui revendiquaient la reconnaissance de ce terme pour mieux lutter contre le dérèglement climatique. Enfin, autre mot qui pourrait être inscrit au Code pénal : féminicide, là aussi, après un débat avec des experts.